Friesian Spirit

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Dressage

Un cheval de dressage doit posséder trois bonnes allures.
Il faut avant tout un bon galop, souple et équilibré avec une période de projection bien marquée. Le trot doit être élastique et bien cadencé, le pas étendu et ample.
Les aptitudes du Frison en dressage sont certaines. Il n'est jamais lourd dans son déplacement et surprend par la souplesse de ses mouvements.


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Marc Spahn et l'étalon Adel 357


Le Frison, cheval baroque


Les chevaux baroques regroupant les chevaux ibériques, le Lipizzan et le Frison sont naturellement prédisposés au dressage grâce à leurs allures relevées et à leur prestance.
Ce sont des chevaux au caractère docile et coopératif, ils comprennent rapidement ce qu'on leur demande et ne l'oublient pas. Un cavalier habile peut facilement parvenir à des tours de dressage tels que la jambette, la révérance ou la levade.
Toutefois, si l’on aborde plus sérieusement la question du dressage en se référant à la tradition classique proprement dite, on constate que les chevaux baroques sont peu présents en compétition. Il y a de multiples raisons à cela mais la principale est leur morphologie.



Ses capacités en dressage

L’impulsion :
Entreprendre le dressage d’un Frison n’est pas chose facile car le problème de l’impulsion se pose véritablement or, chacun sait que le dressage ne prend sa source que dans et par l’impulsion.
Cette race se situant à mi-chemin entre les chevaux à sang chaud et ceux à sang froid, cela explique que l’impulsion ne lui soit pas innée. Il faut la susciter puis l’entretenir pour pouvoir espérer dresser le cheval.
Dans le travail à la longe, la chambrière doit être bien présente au début pour le solliciter.
Dans le travail monté, le rôle des jambes est réellement prépondérant et un bon usage de la badine est indispensable pour accentuer les demandes si besoin est.
Le travail de mise en main est de ce fait assez inconfortable pour le cavalier. En effet, pour tendre le Frison, il faut le pousser franchement et régulièrement en avant, en veillant bien sûr à le garder dans l’équilibre. On comprend alors que la légèreté est toute relative dans cette phase élémentaire. Le Frison doit être mis véritablement en avant et encadré par la main.
Il n’est pas concevable que le cavalier agisse par la force mais l’action des aides doit toutefois être intense et répétée pour prendre effet au début.
C’est seulement après plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’un tel travail que le Frison, sensibilisé, pourra se mouvoir sous des actions fines des aides : la légereté apparaîtra alors.


Le rassembler :
La morphologie du Frison est propice au rassembler. Toutefois, il a généralement les jarrets droits, plutôt loin derrière et bien que l’engagement des postérieurs soit relativement important, l’abaissement des hanches pose problème.
L’erreur de dressage la plus fréquemment rencontrée est le travail du cheval d’avant vers l’arrière et non d’arrière vers l’avant comme il se doit. On tente de rassembler et de ralentir le cheval en l’enfermant devant à l’aide d’un mors agissant sur les barres (type bride, pelham, espagnol…) tout en sollicitant plus ou moins bien les postérieurs. Il en résulte un cheval au dos creux, qui lève la croupe au galop et dont les allures restent figées.
Pour rassembler véritablement le cheval, il faut d'abord l’étendre, grâce au travail en filet. Il doit apprendre à allonger son encolure et donc son rachis en avançant le bout du devant le plus possible et ceci en restant dans l’équilibre à l’intérieur de l’allure et durant les transitions montantes comme descendantes. Ce travail mérite toute son importance avec le Frison qui porte naturellement son encolure pratiquement à la verticale.
C’est avec cette base qu’il pourra acquérir progressivement la puissance et la flexibilité de l’arrière-main.

Plus tard, la qualité des changements de pieds dépendra directement du degrès d’équilibre au galop et de l’engagement des hanches sous la masse.


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Changements de pied en l'air


Les allongements :
Le Frison est avant tout un trotteur.
Travaillé dans l’impulsion et la rectitude, il engage très fortement les postérieurs et le mouvement développé en ligne droite peut se révéler spectaculaire.
On peut alors admirer des allongements au trot ainsi qu’au galop avec des planers à la fois hauts et longs.


Les pas de côté :
L’épaule en dedans est un exercice capital car il contribue à la souplesse de l’arrière-main et à l’engagement des postérieurs sous la masse. On peut en user et même en abuser avec le Frison qui a naturellement du mal à mobiliser ses hanches.
Comme pour tous les chevaux plutôt massifs, les croisements des membres sont peu développés et l’amplitude des appuyers s’en trouve assez limitée.
Toutefois, il a peu tendance à se traverser ce qui représente un atout pour garder la rectitude dans tout le travail.


Les airs relevés :
S’il est qualifié de cheval baroque, c’est entre autres parce que ses allures sont particulièrement relevées.
Son trot peu devenir passager en quelques foulées avec un surcroît d’excitation.
Aussi, par un travail bien mené de plusieurs années, il pourra développer avec aisance un passage et un piaffer à la fois contrôlés et expressifs.


Enfin, le Frison n’est certainement pas le meilleur cheval de dressage qui soit mais il est l’un des plus beaux. Il faut être suffisamment épris de cette race pour surmonter les difficultés qu’elle présente en dressage classique et parvenir un jour à un résultat concluant : Le Frison dressé est l’expression même de la puissance et de l’élégance du Cheval.



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A gauche : pirouette au galop. A droite : trot allongé



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Okke des Taillades et Julie Liguori