Friesian Spirit

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L’apport de sang frison dans d’autres races

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Shire attelé

Le patrimoine génétique du cheval Frison constitue une étape importante dans l'amélioration de nombreuses races de chevaux et de poneys.

500 ans avant J.C., le peuple frison vint s’installer sur les territoires bordant l’actuelle Mer du Nord. Des cavaliers frisons servirent dans les légions romaines comme “Equites Singulares” sous l’Empereur Néron (54-68) et en Grande-Bretagne, où ils furent préposés à la protection du mur d’Hadrien, construit en 120. La pierre tombale d’un cavalier frison, qui avait servi dans les légions romaines, a été retrouvée à Cirencester (Gloucestershire) en Angleterre.

Au début de l’Ere Chrétienne, la juridiction frisonne couvrait les côtés de la Mer du Nord (Mer Frisonne) s’étendant de la Belgique actuelle (Het Swin) jusqu’au Weser en Allemagne et qui s’étendait plus tard même jusqu’à la frontière du Danemark. Les Frisons étaient navigateurs, marchands, éleveurs de chevaux et agriculteurs. Avant l’arrivée des envahisseurs normands (800-1000), les Frisons étaient connus pour leurs qualités de navigateurs de transport. Ils faisaient commerce de bétail, d’épées, de tissus et de chevaux, et exportèrent vers des contrées lointaines.

Le Döle Gudbrandsdal de Norvège descend directement du cheval Frison. Beaucoup de chevaux britanniques sont également de souche frisonne : Les mercenaires frisons étaient nombreux dans les rangs auxilliaires des légions romaines établies en Angleterre et ils y demeurèrent longtemps après le départ des Romains. L’influence du Frison est manifeste chez le poney Dales et le Fell ainsi que chez l’Old English Black des Midlands, que montaient les membres de la Garde Royale sous le règne de Charles II (1660-1685). Il est l’ancêtre incontesté du Shire, du Clidesdales, du trotteur Orlov, du Oldenbourg et du Frison Oriental, tous deux chevaux de sport. En Italie, le Murgese (cheval des Pouilles) a quand à lui, une conformation très proche de celle du Frison.


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A gauche, le Shire et à droite le poney Fell


Le Frison, appelé pendant un temps Harddraver (bon trotteur), a contribué à l’élaboration de toutes les races de trotteurs de courses par l’intermédiaire du Hackney qui est l’un de ses descendants. Dans les Pyrénées, on élève le poney Mérens qui possède certaines ressemblances avec le Frison. On suppose que ces deux races constituent chacune une descendance de l’ancien cheval de l’époque glaciaire.

Déjà en 1625, les chevaux frisons étaient exportés vers les pays qui plus tard devinrent les Etats-Unis d’Amérique. Les Hollandais fondèrent en 1609 sur le territoire découvert une ville nommée Nouvelle-Amsterdam, qu’ils durent abandonner aux Anglais en 1664 et son nom devint alors New-York. A l’époque, des annonces de journaux américains comportaient alors des offres de trotteurs d’origine hollandaise, sans doute des Frisons, aussi, sont-ils certainement à l’origine du Morgan Horse. En raison de leurs qualités, des étalons Frisons furent importés par l’Electeur George Guillaume de Prusse (1624) par les fameux Haras de Frederiksborg, de Salzbourg, de Kladrub en 1771 et dernièrement l’étalon Romke 234 pour améliorer les Kladrubers noirs.

En 1957 et 1958, par l’intermédiaire du Stamboek, des chevaux Frisons ont été exportés en Afrique du Sud pour le compte du Baron Clemens Von Nagel dans le but d’améliorer l’espèce importée là-bas autrefois sous le nom de Cheval Flamand.